JEUDI 24 JUIN, MARDI 07 SEPTEMBRE, JEUDI 23 SEPTEMBRE. SAMEDI 02 OCTOBRE
avec 4 000 manifestants, la mobilisation ne faiblit pas à Saint-Malo ( O.F ) le vendredi 15 octobre
40 000 manifestants défilent à Rennes ( O.F )

EDITO d’Alain OLIVE - UNSA Magazine n°131- Septembre octobre 2010

Sur les retraites, le Gouvernement et le Président de la République ne veulent pas céder sur le fond. Nous non plus.
Le 9 septembre, sept secrétaires généraux et présidents, représentant les organisations membres de l’intersyndicale, dont l’UNSA, le leur ont fait savoir par écrit.
Le 15 septembre, lors du vote du projet de loi à l’Assemblée Nationale, nous avons organisé des rassemblements partout en France.
A l'UNSA nous redisons avec force qu’une réforme des retraites est nécessaire. Nous redisons avec force que, si nous devrons toutes et tous faire des efforts, encore faut-il que ceux-ci soient équitablement partagés ; c’est pourquoi nous n’acceptons pas que, dans la réforme présentée par le Gouvernement, les efforts soient quasi-exclusivement demandés aux salariés sous la forme de mesures d’âge.
Pour le Gouvernement, les chiffres sont cruels. Sur 45 milliards d’euros de besoin annuel de financement à l’horizon 2018, les hauts revenus apportent seulement 600 millions d’euros et les revenus du capital 1milliard trois cents millions.
Où est la réforme juste tant vantée par le Gouvernement ? Et que dire de celles (les femmes sont nombreuses dans ce cas) et de ceux qui subissent des carrières hachées et discontinues, qui alternent temps de travail et temps de chômage ou petits boulots ? Obligés de partir à 67 ans, quel sera le montant de leur retraite ?
Sans parler de la façon dont est traitée la question de la pénibilité ; et sur ce point, les légers infléchissements que le Président de la République a été obligé d’apporter au texte après la journée de mobilisation syndicale du mardi 7 septembre, n’y changent rien.
Après la journée du 7 septembre, ce n’est pas révéler un secret que de dire qu’il y eut, sur la question des modalités d’action, un débat dans l’intersyndicale qui s’est réunie le 8 septembre et que des avis divergents se sont exprimés.
Même si la journée du 23 fut un succès, l’UNSA a toujours été favorable à une grande mobilisation un samedi afin de permettre à toutes celles et à tous ceux qui, de fait, ne peuvent pas ou ne peuvent plus faire grève - et je pense aux millions de salariés des petites et moyennes entreprises- de rejoindre le mouvement.
L’intersyndicale qui s’est réunie ce 24 septembre a retenu notre proposition. Ce sera donc le samedi 2 octobre suivi d’une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 12 octobre.
Pour l’UNSA, c’est en élargissant la mobilisation que nous pourrons faire reculer le Gouvernement. Toutes et tous mobilisés le 2 octobre.
A Bagnolet, le 24 septembre 2010




Conseil d'administration exceptionnel du 06 Juillet 2010 . Déclaration UNSA- CHEMINOTS
" les cheminots, attachés au service public, vivent très mal la remise en cause de leur statut particulier. La réforme des retraites de 1997, dont les effets vont être aggravés en 2010, est ressentie comme injuste. Les cheminots ont déjà de faibles retraites. Un quart des pensions directes est inférieur à 1000 € par mois et la moitié est en dessous de 1500 € par mois. De plus, ils ont travaillé de nombreuses années la nuit, les dimanches et jours fériés sans être rémunérés au niveau des contraintes subies. Cela faisait partie du « contrat ». Ils avaient signé... Mais voilà, maintenant, pour nombre d’entre eux, à quelques années de toucher le fruit de leurs efforts, le gouvernement et le parlement leur expliquent que finalement ils doivent être traités comme les autres salariés et que la « justice » est dans la convergence des régimes. Où est la reconnaissance des contraintes de continuité du service public ? "
CE QU'IL FAUT SAVOIR : Le taux de cotisation salariale fixé actuellement à 7,85% est porté, sur une durée de 10 ans à partir de 2017, à 10,55% soit une augmentation annuelle de 0,27%.
Le départ en retraite anticipé pour les parents de 3 enfants est supprimé à compter de 2017. Les personnes qui remplissent les conditions requises avant cette date conservent le droit à départ anticipé, mais les paramètres de calcul de la pension sont ceux de leur génération et non plus ceux de la date à laquelle les conditions sont remplies
Le minimum de pension ne sera plus, à compter de 2017, attribué au terme de 25 ans de service, mais lorsque l’agent obtient le taux plein de pension ou lorsque l’agent n’a pas de décote
RENNES, Le 23 septembre 2010.

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Région Bretagne, une mobilisation de 56,15% pour le collège exécution, de 44,94% pour la maîtrise et de 13,12% pour les cadres, soit un total de 46,05% de cheminots grévistes

RAPPEL : En 2003, le président GALLOIS avait écrit aux cheminots pour leur expliquer qu’ils n’avaient rien à craindre.
En 2007, la présidente IDRAC avait écrit aux cheminots pour leur expliquer que la réforme était quasi-indolore.
En 2010, le premier Temps Réel sur le sujet ( N° 44 du 19 mai ) explique déjà que les cheminots n’ont rien à craindre, car la réforme actuelle suit son cours. La direction de la SNCF oublie de préciser que la nouvelle réforme prendra le relais juste après, pour les agents nés en 1961/1962, soit des collègues âgés aujourd’hui de 48/49 ans, qui peuvent avoir 30 ans d’ancienneté et qui ont déjà vu leur pension à 55 ans baisser de 20%
( La décote augmentera progressivement pour passer de 0,125% dès le 01/07/2010 par trimestre manquant, à 1,250% le 01/07/2019. )

