Florence Kerbrat-Copy, chef de gare à Auray

Le va-et-vient incessant des voyageurs ne perturbe pas Florence Kerbrat-Copy. Son bureau, qui donne sur les voies, est à l'écart du grand hall d'accueil. Cela ne l'empêche pas d'être régulièrement confrontée aux clients.
Florence est chef de gare-voyageur à Auray et Lorient. Cela fait trois ans et elle partage son temps entre ces deux gares. « Je suis responsable de l'équipe escale, chargée de l'accueil. Je fais en sorte que tout se passe bien pour les clients », dit-elle. Dix-sept agents sont sous sa responsabilité, dont quatre à Auray.
Elle et ses agents ont un contact privilégié avec les clients : ils sont en première ligne. Quand il y a des retards, ils doivent affronter les mécontents. Il y a aussi des liens qui se créent. « Nous aidons certaines personnes dépendantes et à force de se voir, on se connaît. »
Florence Kerbrat-Copy, Finistérienne pure souche résidant à Quimperlé depuis plus de vingt ans, est entrée à la SNCF en 1983. Petit à petit, elle a gravi les échelons. « Avant d'arriver à Auray, j'étais chef d'escale à Lorient. Mon arrivée ici est une continuité », souligne-t-elle.
« Une gare très agréable »
Des femmes chef de gare ? Elles ne courent pas les rues. En Bretagne, elles ne sont que trois. « Il y en a deux à Rennes. Mais globalement, la situation s'améliore et on tend vers la parité. »
Une préférence entre Lorient et Auray ? Non, même si elle reconnaît avoir un petit faible pour la gare d'Auray. « C'est une gare très agréable, à taille humaine. Le bâtiment est très joli, nous avons fait des efforts pour sa rénovation. » Si la gare est agréable, les passagers qui y descendent le sont aussi. « Ceux qui arrivent ici ont souvent le sourire, ils sont contents d'être à Auray. Surtout pour les vacances ! Lorsque le tire-bouchon fonctionne, il règne un air de vacances ici. » Le tire-bouchon est l'atout charme de sa gare. Son succès ne se dément pas.
Quand la fréquentation des trains baisse (- 3,5 % en 2010), celle du tire-bouchon a encore augmenté de 0,7 %.
Pour animer la gare, les projets ne manquent pas. « Nous pensons faire venir un producteur local pour vendre ses légumes, une fois par semaine », dit-elle.

